lundi 7 mai 2012

La route du belvédère de la Mure

Le belvédère de la Mure


A la sortie de Gumières, la route du belvédère est indiquée sur la droite. Elle s'élève rapidement, serpente entre les champs couverts de fleurs. Des vaches se prélassent tout en veillant sur leurs veaux.









Puis on laisse derrière soi les dernières maisons, le décor change et devient plus sauvage. Un chevreuil, puis un autre, traverse la route devant la voiture, ne semblant même pas très effrayé. Un écureuil s'attarde devant les roues de la voiture, puis d'un bond rejoint le bas-côté. Au sommet, c'est le chaos. Le lieu porte les stigmates des tempêtes passées. Des troncs couchés, des branches cassées. Au milieu, de jeunes arbres dont la base est protégée des grignotages intempestifs assurent la relève.










On continue, la route redescend. D'abord, la présence de l'homme est évidente : de nombreux arbres viennent d'être coupés. Ils sont rangés sur le bord de route.

Puis, un peu plus loin, le bois donne l'impression que la nature est reine, que l'homme n'intervient pas . Certains arbres sont au sol, comme ils sont tombés, enchevêtrés. Lentement, ils se couvrent de mousse, de champignons. De jeunes arbres, profitant de l'espace libéré, poussent. Ils se nourriront de leur décomposition. La forêt se débrouille. La vie trouve son chemin. Il faut sortir de voiture, s'enfoncer dans le bois : le dépaysement est total.

La rumeur des routes et des villes ne monte pas jusqu'ici, c'est le calme. Le calme absolu. Ce n'est pas le silence, la forêt vit, craque et grince. Les oiseaux chantent, les ruisseaux, gonflés des pluies récentes, murmurent. Des trouées de soleil réchauffent le bois. De là s'élèvent des volutes de vapeurs. La forêt respire. Elle exhale des parfums d'humus, de terre mouillée. Il fait frais, presque froid.

L'été, lorsque la plaine se transforme en fournaise les jours de grande chaleur, il doit faire bon s'installer sous ces arbres. C'est un endroit préservé, hors du temps.








Un peu plus loin, on retrouve la présence humaine : d'autres troncs, alignés depuis longtemps sur le côté se laissent aussi envahir par la mousse, des chemins sont tracés.

Ensuite, la route se sépare sans indication de direction. Nous partons à droite, puis à gauche et nous retrouvons la route qui descend sur Saint Jean Soleymieux. 

7 commentaires:

  1. Une agréable balade! J'attends de découvrir la suite...

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    1. Il y aura d'autres pronenades le long de la route des balcons...

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  2. Ah ! et bien là, on la visite cette région. C'est tout simplement beau.

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  3. C'était drôlement bien cette balade avec toi, dans les parfums de terre mouillée et d'humus, parmi les grands arbres et les écureuils !
    Bisous

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  4. Une bien jolie balade toute en sensation olfactive... c'est vrai qu'une forêt n'est pas silencieuse, avec tous ces êtres qui la peuplent.
    Merci pour nous avoir servie de guide!

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